MARC-WILLIAMS DEBONO

Valeur pédagogique d'une expérience transdisciplinaire de terrain



En dehors de tentatives interdisciplinaires comme la création de groupes d’intérêts scientifiques (GIS), les organismes de recherche publics français ne proposent pas aujourd’hui de champ de recherche et d’enseignement de nature véritablement transdisciplinaire, c’est-à-dire, en référence à Basarab Nicolescu [1], permettant véritablement de traverser les disciplines, de saisir ce qui se situe entre et au-delà d’elles. En effet, malgré l’intérêt que suscite cette nouvelle perspective auprès d’un nombre croissant de chercheurs, et de certains responsables universitaires, les rouages ou volontés socio-politiques paraissent lentes à s’animer. La situation a toutefois récemment évolué à l’initiative du CNRS, qui a lancé un programme visant à reconnaître, sinon à tenter d’institutionnaliser, la transdisciplinarité en France et au niveau international. Cela constitue un pas important si il est suivi d’effets sur le terrain. Ce projet publié en 2002, intègre notamment la dimension nucléaire du préfixe trans qui est à la fois capable de capter le message global de différents champs du savoir tout en conservant l’identité de chacun des domaines disciplinaires qui l’ont transmis. Il reconnaît aussi la nécessité impérieuse de développer les approches situées aux frontières ou à l’interface entre les disciplines plutôt que de les marginaliser. Enfin, il veut instiller une nouvelle pédagogie de recherche non exclusive et s’enrichissant des croisements féconds entre les différents champs de la connaissance.

Il est trop tôt pour juger de la mise en œuvre d’un tel plan. Toutefois, si il se concrétise, ce sera en grande partie grâce aux actions incitatives et de diffusion du CIRET et au travail de fourmi des différents réseaux universitaires et associatifs qui ont rapidement fait le constat de l’absence cruciale de telles structures pontonnières, notamment en France. Ainsi, le CETSAH, le centre K. Bösch, l’Observatoire pour le futur, le réseau MCX-APC ou le GRT1 ont clairement saisi les enjeux épistémologiques et éducatifs liés à l’essor de la transdisciplinarité. A une échelle plus modeste, le groupe des plasticiens (GDP)2 dont on relate ici l’expérience, en a pris aussi la mesure. Association loi 1901 née en 1994, il avait une optique avant tout pragmatique : réaliser des protocoles transdisciplinaires expérimentaux sur le terrain. Son objectif n°1 a été de tenter de décloisonner les disciplines en fédérant des chercheurs dans le but de répondre à des interrogations communes sur des thèmes majeurs comme ceux de la dynamique interne des processus évolutifs - à tous les niveaux d’organisation -, du principe de complexité, des rapports science et art ou de la nature de la conscience.

Le GDP a eu pour cheval de bataille la prise en compte du concept de plasticité [2] en tant que propriété fondatrice - et non systémique - de la matière comme de l’événementiel. Ce concept, basé sur l’observation claire d’une interactivité dynamique des systèmes de codes, en opposition à la linéarisation et à l’isolement des fonctions (ou code plastique de la vie) a été élaboré dans les années 80, est devenu mature, puis s’est trouvé d’emblée inscrit dans le mouvement transdisciplinaire dont l’essor devenait grandissant en France dans les années 90, essentiellement, comme on l’a souligné, grâce à l’action inductrice du CIRET. La spécificité de notre action a reposé sur trois principes : l’établissement d’un carrefour ontologique entre les disciplines, la mise en rapport des architectures et la non fragmentation de la réalité. Elle a donc naturellement conflué ou co-évolué avec celle de la transdisciplinarité. Et au-delà, nous répondions probablement à un mouvement plus global de refonte socio-historique des perspectives (fin du mécanicisme, renaissance de la plastique en Occident, changement de paradigme). Ainsi, le préfixe trans- signifie-t-il implicitement pour les plasticiens adopter une perspective transversale (se saisir de ce qui se situe entre et au-delà de), ne pas quitter le lien générique qui permet d’édifier des ponts naturels entre les disciplines et aller vers une transposition des grilles de lecture de la réalité. Nous relatons donc dans le cadre de ce bulletin consacré à l’éducation, les aspects méthodologiques, pédagogiques et éducatifs liés à la mise en place de ce petit réseau transdisciplinaire.

Aspects méthodologiques

Pour concrétiser notre action, nous avons donc mis en place un réseau nucléaire de chercheurs dont l’objectif a été de situer dans une perspective cohérente les principales voies de recherche prenant en compte le contenu générique des processus évolutifs. Il s’agissait de répondre de façon pragmatique à la demande croissante de chercheurs isolés et de proposer des méthodes expérimentales originales. Nous l’avons fait en fédérant des chercheurs de disciplines aussi éloignées que la paléo-anthropologie, l’astrophysique, les mathématiques, la sémantique, l’art, les neurosciences, la physique et la psychologie expérimentale. Concrètement, notre fonctionnement a reposé sur le principe de la formation de binômes par affinité de sujet dont la tâche était l’établissement et la réalisation de protocoles expérimentaux transdisciplinaires. La tâche était difficile, et pour la mener à bien, en aval d’une réflexion épistémologique préalable et relevante du groupe, notre approche a été la suivante :

- Rendre compte sur le terrain des schémas auto-cohérents observés dans nos disciplines respectives ;

- Les articuler à des modèles communs, puis valider ces prédictions par une série d’expériences interactives dans les binômes et entre les binômes ;

- Ouvrir, par la superposition de champs expérimentaux concrets, des voies de recherche nouvelles ;

- Une fois les niveaux imbriqués détectés, établir des modèles expérimentaux interactifs permettant d’appréhender les phénomènes dans leur globalité, sans pour autant renier la spécialisation de chacun.

Quatre stades ont été définis afin de mettre en place cette stratégie :

- Stade 1 - élection de disciplines ayant un champ expérimental concret, et la possibilité de travailler en synergie avec une ou deux disciplines connexes ;

- Stade 2 - formation effective du groupe de travail adhérant au protocole commun établi par le biais de la création de bi- ou trinômes opérationnels en fonction des modèles choisis ;

- Stade 3 - interconnexion et/ou recomposition des binômes en fonction des études de faisabilité sur le terrain et de l’évolution globale du projet ;

- Stade 4 - Mesure du potentiel de créativité du groupe, dont la taille critique respectera un quota restreint, et décision concertée des futures directions à prendre.

Le respect de cette chronologie, et en particulier la formation de binômes expérimentaux, a permis d’éviter la dispersion et de mettre en relation étroite des acteurs de disciplines éloignées qui n’auraient pas eu le loisir ou l’idée d’aller plus loin hors du contexte du groupe. Cela a formé un ciment ayant valeur éducative, car il s’est avéré souvent opérationnel. Cette attitude a du passer par une rééducation des us, du langage, des rapports sujet-objet et des modalités d’approches phénoménologiques du groupe. L’analyse globale des travaux a ensuite été comparée aux résultats d’autres binômes, et cette comparaison par petites unités a à son tour été corrélée à la philosophie d’ensemble du groupe. D’où un ensemble de projets établis et la tenue de réunions mêlant conférenciers émérites et jeunes talents pendant quatre années. Ici, plutôt qu’un enseignement, ce sont le ressenti, la pratique et l’interaction qui ont été de mise. Ce foyer d’idée a permis l’élaboration d’une ligne de conduite commune visant à intégrer et à démultiplier le concept prôné.

La démarche du groupe s’est alors inscrite dans une approche globale de la science des processus, à quelque niveau qu’elle se situe. L’identification de ces niveaux s’est faite essentiellement à deux stades :

1 - Recherche de fonctions harmoniques fondamentales susceptibles de remettre en cause les édifices disciplinaires ou les systèmes de pensée monolithiques : Cela a été ébauché par la définition d’un champ d’investigation modulaire de la plasticité (qu’on ne peut détailler ici) : i) du particulaire au cognitif ; ii) du morphogénique au cosmogonique ; iii) du systémogénique à l’ontologique.

2 - Identification des différents types d’interactions dans la réalisation de chaque protocole expérimental proposé.

Ces interactions ont été définies comme suit :

- Interactions de premier degré : distinction des niveaux d’organisation ;

- Interactions de second degré : mise en place de modèles expérimentaux couvrant plusieurs niveaux d’organisation.

Exemple 1 : Interface Psychophysique : théorie de l’information / modélisation neuronale / physique et psychologie expérimentale / sciences cognitives / états de conscience.

Exemple 2 : Théorie de l’évolution : paléoanthropologie / morphogenèse / embryologie / théorie du chaos / modélisation mathématique et biologique / ontogenèse.

- Interactions de troisième degré : Emergence ou distinction de méta-niveaux indiqués par des marqueurs topologiques des domaines abordés. Déclinaison en niveaux de réalité.

Démarche pédagogique & bilan des actions constituées

Pour répondre à ces objectifs, le GDP a eu une démarche singulière dans le sens où elle a été historiquement axée sur le concept de la plasticité ; approche qui, comme on l’a déjà mentionné, vise à récapituler autant le code plastique de la vie que cet esprit de conquête des plasticiens face à l’enveloppe globale de la réalité pré-mâchée qui nous est donnée en pâture. Cela l’a probablement aidé à donner d’emblée un cap transdisciplinaire à son action. Sa position, comme celle de PSA aujourd’hui3, est en effet de ne pas fragmenter la réalité, mais de la saisir sous toutes ses formes, sans a priori disciplinaire, éthique ou psychologique. Cette pédagogie a été continuellement dispensée afin d’articuler les découvertes fondamentales du chercheur à des applications sur le terrain et à une réalité la moins déformée possible. Elle a aussi permis d’éviter de disjoindre le savoir du vécu de l’homme, ce qui représente une tendance actuelle marquée (mode de vie stéréotypé, impact de la surinformation et de l’acquisition en temps réel), qui peut à long terme totalement scléroser la société.

Comment avons-nous procédé ? En établissant des axes et l’identification de cibles autour de ces binômes. Cela a répondu à une double exigence: 1/ Pallier à la carence logistique ou politique gelant fréquemment des idées ou des découvertes scientifiques importantes ; 2/ Avoir sans cesse une vue holistique des évènements, c’est-à-dire resituer les théories avancées dans un contexte global, où, ni la discipline, ni le chercheur en tant qu’individu, ne sont isolés. Cette liberté de pensée, qui n’exempt nullement de la rigueur d’analyse disciplinaire (l’expertise), nous a, dans un certain nombre de cas, permis de dépasser les contradictions et de générer une recherche de qualité dans des domaines innovants dont certaines retombées - y compris individuelles - ont pu être mesurées.

En effet, un des préceptes du GDP fut de se situer, de par sa nature même, en dehors du formalisme, sans être exempt de rigueur - de rigueur plastique s’entend - dans le sens où la plasticité porte en elle-même la potentialité de dépasser sa propre contradiction. C’est ce principe qui a été déployé aussi bien au niveau de la philosophie du groupe que dans la réalisation des projets sur le terrain. Ainsi, nous avons misé principalement sur les hommes et les femmes qui composaient le groupe. Cette synergie ou démultiplication concertée a été le point d’orgue de notre action, la plupart de nos membres ayant compris que l’ère du binaire et de la schizophrénie était caduque et que le tiers exclu ne pouvait en aucun cas expliquer l’ontologie humaine.

Notre approche a ainsi nécessité une intégration de l’apport complémentaire de disciplines connexes qui se sont satellisées et se sont positionnées de façon nouvelle les unes par rapport aux autres. Elle a aussi bénéficié du fait que nous avions une approche conceptuelle commune pressentie plutôt que discutée, avant d’être le fruit d’un échange et d’un approfondissement mutuel lors de nos rencontres. Ce sont là des éléments positifs de notre expérience qui peuvent avoir une valeur éducative. En revanche, les problèmes que nous avons identifiés ont été la nécessité d’un langage commun, la concrétisation des projets expérimentaux, les risques de dérive et enfin l’incontournable problème du temps et de l’investissement lourd dans certaines entreprises.

En effet, malgré la difficulté de réaliser des expériences transdisplinaires sur le terrain avec des moyens associatifs, nous avons sur une période de quatre années réussi à mettre sur pied une douzaine de projets. Toutefois, on peut estimer que seulement cinq de ces projets ont eu des avancées concrètes. Le premier (Dynamique évolutive / disciplines concernées : paléoanthropologie, physique, modélisation, biologie) avec le recrutement d’un thésard et une collaboration de plusieurs laboratoires nationaux (IPH, INSERM - faculté de médecine de Marseille - et Université de Caen) a pu réaliser les premières étapes prévues dans le protocole, mais a cependant du s’arrêter, faute de moyens et de temps. Le second (Principe de complexité / disciplines : mathématique, astrophysique, paléontologie) a connu un développement théorique qui a fait avancer ses protagonistes et pourrait se prolonger. Le troisième (Pensée comme matière / disciplines: arts plastiques, écologie, transculture, cognition) a conduit à un projet soumis à la DRAC et à une présentation au palais de la découverte à Paris. Le quatrième (Le Moment chaotique en psychothérapie) a amené un groupe hospitalier collaborant avec un physicien de l’ONERA à mieux cerner sa problématique. Le cinquième (Les Morphotypes posturaux) a enfin permis à un groupe de médecine expérimentale et d’ostéopathes de former des binômes avec des chercheurs fondamentaux de disciplines éloignées, d’approfondir notablement le domaine, avec soutenance de thèse d’un des protagonistes, et de modéliser tout ou partie de ses données expérimentales. Cette interaction née au GDP connaît aujourd’hui encore des prolongements sous forme de parrainage, d’approfondissement de la fonction posturale, de collaborations directes entre chercheurs et praticiens et de congrès.

Ces résultats sont insuffisants mais demeurent encourageants pour des structures transdisciplinaires plus établies, qui auraient le temps de dispenser un enseignement de qualité accompagné de groupes de travail suivi. En effet, le recul nous fait dire que l’ambition de départ était trop grande par rapport à la taille du groupe, et qu’un choix plus restreint de projets focalisés aurait probablement été plus judicieux. Les critères d’évaluation de la réussite d’une expérience transdisciplinaire de groupe doivent donc tenir compte du facteur taille et ajuster les variables en fonction des paramètres locaux. Les autres aspects liés à ces projets en système ouvert furent la recherche systématique de solutions pragmatiques à nos besoins et interrogations et avant tout d’une certaine efficacité de terrain. Et c’était là la difficulté du pari lancé.

Valeur éducative liée à cette expérience de terrain

Le pari n’a été gagné qu’en partie. Cependant, cette pédagogie a permis, par une saine émulation, la rencontre opportune de beaucoup de chercheurs, un gros travail binomial et de synthèse, la réalisation de réunions trimestrielles très riches et agrémentées de conférences mémorables dont celles de René Thom, Jacques Ninio, Rémy Chauvin, Michel de Heaulme, Khaled Aït Hamou ou Dominique Laplane, pour ne citer qu’eux4. Elle a également marqué la naissance d’une attitude plastique, créative et transdisciplinaire qui se poursuit aujourd’hui dans une structure ayant les mêmes valeurs, mais plus centrée sur les rapports art, science et humanité et sans ambition expérimentale directe (PSA).

Qu’en tirer sur le plan purement éducatif ? Le fait de déployer un potentiel en herbe et de développer le foyer d’idées sous-jacent à une thématique annoncée est déjà une piste. Suit la bonne volonté des chercheurs et intervenants du groupe qui a su instiller à chaque réunion des valeurs d’ordre pédagogique comme la forte valeur ajoutée que représentait la fédération des chercheurs du groupe, les carrefours disciplinaires, l’aspect avant-gardiste de notre action et l’intérêt de travailler sur des projets en système ouvert. Un label GDP a même été décidé en fin de parcours afin d’encourager le travail des petits groupuscules. En effet, la concentration de matière grise n’est pas forcément synonyme d’action concrète et de terrain. Ainsi, certains projets se heurtent souvent à des murs d’incompréhension et n’aboutissent jamais, faute d’action incitative commune. C’est pourquoi, nous avons opté pour un système souple alternant réunions de travail et présentations orientées dans le but de faire avancer les binômes. Cette attitude didactique a permis de créer une dynamique dans et entre les binômes. D’où une leçon à retenir pour de petites structures éducatives ou associatives : conduire quelques projets phares et conserver le cap, c’est-à-dire les options réellement fédératrices et particulières établies par l’entité.

En effet, parmi la diversité des projets présentés, certains, très intéressants mais ambitieux, auraient demandé des financements et une plus grande mobilisation. D’autres, au contraire, se sont nourris d’eux-mêmes et de l’émulation du groupe pour s’émanciper. De même, l’orientation du groupe a du à maintes reprises être réajustée et affinée. La langue disciplinaire employée par chacun a aussi du se conformer à la plasticité d’un langage commun, gage d’une amorce transdisciplinaire réelle. Enfin, les viviers les plus dynamiques se sont probablement créés alors qu’ils admettaient le plus de degrés de liberté, c’est-à-dire qu’ils étaient le moins institués. Là, la spontanéité et le sentiment d’appartenance à un groupe ont été les plus vifs. Les résultats également. C’est une autre leçon éducative à tirer, dans la mesure où la reconnaissance intégrale de la transdisciplinarité ne serait pas forcément un bienfait : elle pourrait tomber dans le piège institutionnel. L’idéal : une transdisciplinarité reconnue et pratiquée, mais que ces partisans tentent de garder cet abord naïf et libre de la découverte.

En résumé, la valeur pédagogique et éducative que l’on peut donner à cette tentative de pratiquer la transdisciplinarité au sein d’un groupe de petite taille tient surtout dans l’effort de mise en place du réseau autour d’un noyau commun (ici la plasticité, mais ce peut-être un autre axe) et de binômes de travail ayant de part leur structure, une ouverture transdisciplinaire quasi-naturelle. Notre travail a été essentiellement explicatif au départ, visant à partager le concept de plasticité, puis a consisté à faire valoir cette transdisciplinarité latente et parfois non identifiée par les binômes eux-mêmes. Ensuite, il a suffit de canaliser ou d’orienter cette tendance. Cette stratégie s’est adressée à des adultes spécialisés, donc handicapés quelque part, mais sensibles aux notions transculturelles. Ce n’est bien entendu pas le cas de tous les publics, en particulier des jeunes étudiants, au mieux formatés à l’interdisciplinarité, mais il est tout à fait possible de la transposer dans le monde de l’éducation.

En effet, il est hautement probable que la jeunesse soit saturée des méthodes d’enseignement magistrales et monolithiques et s’ouvrirait volontiers à une approche nouvelle des différents champs disciplinaires. Une méthode pédagogique non unilatérale qui leur proposerait d’avancer par binômes tout en ayant une perspective ou une cible transdisciplinaire commune pourrait être une piste. De même, le choix de marqueurs ou l’intervention de tuteurs chargés de consolider le cap transdisciplinaire choisi serait très utile pour alimenter la pérennité de tout projet éducatif. Pour conclure, le monde de l’éducation du troisième millénaire a besoin de nouvelles recettes pour pallier à la morosité enseignante ambiante et au manque de perspective des structures pluri- et interdisciplinaires. Toute approche lui laissant entrevoir une voie réellement transversale ne peut que faire avancer la recherche de demain.

Marc-Williams DEBONO
et les membres du Groupe des Plasticiens


Notes

1 Cette énumération est bien entendu loin d’être exhaustive.

2 Parmi les membres du GDP, le bureau constitué d’Anne Dambricourt, Eric Bois, Gilles-Eric Séralini et Marc-Williams Debono, et les membres d’honneur dont Pierre Bergé, Basarab Nicolescu, Olivier Costa de Beauregard, Gilbert Durand, Pierre Karli, Edgar Morin, René Thom et Rémy Chauvin.

3 Plasticités Sciences Arts est une association créée en 2000 après la dissolution du GDP, dont l’objectif est non plus de mettre au point des protocoles expérimentaux, mais d’ouvrir un champ de réflexion et d’action plus large sur les rapports entre les sciences, les arts et les humanités [3].

4 Des résumés de ces conférences sont accessibles sur le site Web de PSA donné dans la référence [3].


Références

[1] Basarab Nicolescu, La transdisciplinarité, manifeste, Monaco, Editions du Rocher, Collection "Transdisciplinarité", 1996.

[2] Marc-Williams Debono, L’Ere des Plasticiens, Aubin, 1996.

[3] Site Web de l’association PSA: http://plasticites-sciences-arts.org


Bulletin Interactif du Centre International de Recherches et Études Transdisciplinaires n° 18 - Mars 2005

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