MARIE BALMARY

Célébration du nom qui change



Parmi les savants et universitaires qui s'adressent à vous aujourd'hui, vous avez souhaité que vienne une clinicienne, chercheuse non-universitaire puisque le "non" de l'université m'a libérée de tout programme et ouvert des chemins d'errance. Je n'ai donc plus demandé le chemin à ceux qui le savaient et j'ai pu rencontrer ceux qui cheminaient aussi, en se perdant chacun et se trouvant les uns les autres. Je vois ici que certains universitaires parviennent à devenir des chercheurs perdus qui se trouvent mutuellement.

Quand un être se met en route pour un voyage au cours duquel il va errer, il lui faut un bon livre. Un livre qui "tienne la route", comme on dit si bien en français, pour le jour où il n'y aura plus de chemin. Je n'étais pas partie chercher de l'or, mais plus précieux encore, de la parole.

Qu'aurais-je pu emporter d'autre que la Bible, première fondation et première histoire de la parole dans la culture où je suis née ? Encore fallait-il trouver une traduction qui n'ait pas brouillé les pistes, ensablé les puits et comblé les mines mais qui au contraire permette de deviner où se trouvent l'eau fraiche et les trésors de ces textes. Sans faire le chemin à votre place. Une vraie bonne carte qui vous incite à en faire vous-même. La traduction d'André Chouraqui est arrivée dans ma vie juste au moment où j'hésitais. Elle m'a donné l'inespéré qui vous décide à partir …


Les deux dieux d'Oreste

Il est habituel de distinguer le polythéisme du monothéisme. La chose n'est pas si simple, bien sûr, je voudrais un instant vous montrer comment elle peut tourner du nom.

Lorsqu' Oreste, le héros légendaire grec, veut venger le meurtre de son père et tue sa mère ainsi que l'amant de celle-ci, il n'agit pas, pour les Grecs, sur son simple désir. Cette vengance est inspirée par le dieu Apollon. Oreste en deviendra momentanément fou, mais Athéna en personne le sauvera du châtiment qu'il devait subir. Les dieux occupent donc différentes fonctions dans ce mythe, fonctions qui tendent à permettre à la fois à la justice de s'exercer et à l'homme prisonnier d'un tragique destin, d'en ressortir vivant. Le polythéisme organise le ciel de telle façon que l'homme puisse lui aussi occuper plusieurs places. A chacune de ses places, sa présence est "autorisée", c'est-à-dire garantie par la présence d'un dieu ou d'une déesse. Oreste, parricide par Apollon, acquitté par Athéna, parviendra ainsi à trouver une place dans son arbre généalogique pourtant rempli de meurtriers et à vivre sa longue vie. Le salut d'Oreste passe par la pluralité des dieux et particulièrement, et cela nous rappelle quelque chose, Apollon pour la rigueur, Athéna pour la miséricorde.

Lorsque le dieu devient unique, on ne peut plus passer ainsi d'une figure divine à une autre. Comment l'homme va-t-il pouvoir lui-même changer, devenir autre, guérir de la vengance, par exemple, s'il n'y a qu'un seul dieu qui, lui, reste le même ? Le monothéisme n'est-il pas un danger pour l'homme ? A cela, chaque tradition monothéiste a trouvé ses réponses.


Le dieu d'or

Je parlais de l'or tout à l'heure. Le meilleur exemple de monothéisme catastrophique que je connaisse, c'est le veau d'or. Certes, pour nous qui lisons l'histoire au livre de l'Exode, nous savons que ce n'est pas de YHWH qu'il s'agit mais d'une idole. Mais pour ceux qui le vivent, que ce soit hier ou aujourd'hui encore, il en va tout autrement. Si j'en parle ici, c'est parce que ce faux dieu est par excellence celui du non-changement.

Qu'est-ce qu'un veau ? Un jeune animal non sevré. Qu'il soit en or signifie qu'il est inaltérable. C'est donc la représentation d'une jeunesse qui ne sera jamais fanée. Et aussi d'une inaltérable immaturité. Notre culture ne présente-telle pas quelque traits de cette religion ?

Toute croissance, toute séparation d'avec la mère, tout métamorphose est définitivement impossible. Le veau d'or, c'est le modèle du croyant infantile et fidèle, celui qui restera là, éternellement dépendant, qui promet de ne pas grandir, de ne pas vieillir. Si l'on adore le veau d'or, on peut bien aller avec lui où l'on veut, même en Terre promise, on est resté psychiquement esclave non sevré de l'Egypte pharaonique et de ses dieux animaux. Moïse ne s'y trompe pas qui fait réduire en poudre la statue et la fait boire aux hébreux.

Le monothéisme inaltérable, c'est l'arrêt , c'est la mort. Un bon polythéisme vaut mieux, à coup sûr.

Il y a heureusement un autre monothéisme qui reprend ce qu'il y a de si important dans le polythéisme sous la forme intégrée de l'unique mais avec ceci de pluriel : le nom de l'unique peut changer.


La science et la perte du changement de nom

Pendant une longue période que les historiens et les exégètes situeront mieux que moi, des méthodes scientifiques appliquées à la Bible n'ont plus permis d'entendre ces changements de nom. On distinguait alors des sources différentes dans le texte biblique : tel fragment était de l'Elohiste, tel autre du Yahwiste… Le passage d'un nom à l'autre n'avait donc plus le sens d'un passage, d'une transformation de la personne et de la relation.

Pour ma part, je viens d'une discipline née principalement de l'interprétation des rêves. Or, un rêve, c'est un texte contracté, fait de morceaux appartenant à différentes périodes de la vie du rêveur, qui peuvent même comporter différentes langues et s'échelonner depuis la manière de parler qu'il avait à deux ans jusqu'à celle qu'il emploie maintenant, alors qu'il a trente ou cinquante ans de plus. Le rêve prouve son unité parce que nous avons le rêveur avec nous. Alors que l'auteur d'un livre biblique n'est plus là pour protester contre nos découpages. Cette exégèse scientifique peut, certes, nous débarasser d'une idolâtrie du texte. Mais pour ma part, je ne pouvais guère suivre ces travaux sans agacement, et même davantage lorsque je voyais des passages devenir illisibles et des enchaînements symboliques disparaître. Parfois, il n'y avait plus qu'à rire lorsqu'on avait poussé jusqu'à l'absurde ce système.

Abraham, via André Chouraqui, m'a sauvée de ces pratiques. Particulièrement ce qu'on appelle le sacrifice d'Abraham. Puisque les deux noms divins sont à l'œuvre dans ce texte d'une manière exemplaire et que tout se joue sur le passage du premier au second : Abraham entend Elohim lui demander, croit-il, d'immoler son fils tandis que trois jours plus tard en haut de la montagne, c'est YHWH qui lui interdira de le faire. Je ne m'arrête pas ici sur ce chapitre que j'ai déjà commenté ailleurs .


Abram en tombant change le nom du dieu

Il y a, plus haut dans la Genèse, un chapitre particulièrement exemplaire pour moi aujourd'hui puisque dans ce chapitre tous les noms vont changer. L'homme d'abord change le nom du dieu, non pas en parole mais en acte. Le dieu répond à cela en changeant le nom de l'homme et de la femme [1]. Et entre eux deux, il change aussi le corps de l'homme. Nous allons regarder cela de plus près.

Et c'est Abram : il a quatre-vingt-dix-neuf ans
YHWH se fait voir à Abram et lui dit :
"Moi, El Shadaï, va en face de moi : sois intègre !
Je donne mon pacte entre moi et entre toi
je te multiplierai beaucoup, beaucoup."
1


2

JE, EL SHADA¤. Nom mystérieux qui apparaît dans la Bible pour la première fois et qui peut s'éclairer, je crois, ici par le contexte : YHWH se fait voir d'Abram pour faire avec lui un acte bien particulier : un pacte. Et pas un pacte dans une vision, comme au chapitre 15. Non, cette fois, le dieu se fait voir en personne à Abram dans le temps (il a 99 ans, nous dit le récit).

Que faut-il pour faire un pacte ? Deux contractants. Je, soussigné YHWH… et Je, soussigné, Abram.… Sain de corps et d'esprit, libre de ma décision, je fais alliance avec… Alors le nom divin s'éclaire. ANI, Je, EL, dieu, SHADA¤ Daï veut dire "assez, suffisamment". Je propose cette interprétation : Ani El Shadaï : "Je, le dieu qui suffit". Je, c'est assez ; pour faire un pacte, il ne faut rien de plus que de dire Je. Qu'on soit divin ou mortel.

" Marche devant mes faces , (circule comme YHWH Elohim circulait en Eden). Et sois entier , sois intègre ; sois toi-même. Marche devant mes faces … Au lieu de cela, que fait Abram ? Au lieu de marcher en face…, il tombe sur sa face , dit le texte. Je El Shadaï cherche un homme debout, un homme entier. Il trouve un tombé. Un homme sans visage.

Si moi, au lieu d'être là assise avec vous pour parler, je me prosternais devant vous, vous sauriez que je ne suis pas en présence d'humains comme moi, des égaux qui peuvent être des frères. Je serais en présence d'être supérieurs à moi devant lesquels je m'inclinerais sans réciprocité. N'aurais-je pas changé votre nom en faisant de vous des seigneurs ? Vous seriez gênés et vous me diriez comme YHWH à Josué [2] "Lève-toi. Pourquoi tombes-tu sur tes faces ?"

Abram ne fait que replonger dans la matière originelle de l'homme : poussière de la terre. Il recommence au commencement. Je ne suis que poussière devant toi, je ne suis pas encore visage. Abram montre ainsi qu'il n'est pas prêt au face à face, à la présence d'YHWH. Et ce qui est étonnant, c'est qu'YHWH l'accepte immédiatement . De cela, je trouve une confirmation dans le texte même. En effet, dès qu'Abram est tombé face contre terre, aussitôt le nom de YHWH disparaît du texte et un autre nom divin se présente :

Voici le verset :

Abram tombe sur ses faces. Elohim lui parle pour dire : … 3

Elohim. Ce n'est plus les quatre lettres, nom propre du dieu, c'est Elohim. Le nom du dieu a changé parce qu'Abram a montré qu'il était en présence d'un autre dieu. Ou d'une autre relation à ce dieu, cette relation est signifiée côté Abraham : "tomber sur sa face" et de l'autre côté par le nom "Elohim". Pouvons-nous comprendre ce changement de nom ? A quoi sert-il ?

C'est comme si YHWH s'était dit, si vous me permettez de me mettre cinq minutes à sa place : Abram, tu as peur de moi quand je te parle en tant que JE à toi en tant que TU. Tu me prends pour l'Elohim, le dieu créateur du ciel et de la terre, et tu as raison pour ce qui est du monde et de tous les objets, animés ou inanimés qui le composent. Aujourd'hui, cependant, je suis venu te voir pour un acte de parole entre deux sujets, un pacte. Or, un pacte, une alliance, c'est forcément entre égaux, égaux dans le verbe. Même moi, YHWH, le dieu unique, je ne puis pas dire "je" à ta place. Tu m'es absolument égal sur ce point. Pour faire un pacte, ta signature vaut autant que la mienne. Aussi suis-je venu vers toi sous le nom que tu peux porter toi aussi, JE (Ani El Shaddaï, JE, le dieu qui suffit) et toi qui pourrais dire "JE, " à ton tour, voilà que tu tombes sans visage et sans parole devant moi comme devant un maître absolu, un tyran, une idole. Tu ne comprends pas encore : il n'y a point de maître dans la parole mais uniquement des sujets, tous souverains, qui s'entre-saluent. Tu n'en es pas là,. Très bien. En tombant face contre terre, tu es devant Elohim. J'accepte. Je vais donc rejoindre le nom dans lequel tu me crois aujourd'hui ; de là, je pourrai t'inviter à remonter de la poussière, je pourrai t'accompagner vers notre rencontre.


Changement du nom de la relation : la circoncision

Pour préparer cela, Elohim donne trois prescriptions :

Ton nom ne sera plus crié : Abram
ton nom est Abraham - père d'une multitude - ;
(…)
Voici mon pacte que vous garderez entre moi, entre vous
et entre ta semence après toi :
circoncire pour vous tout mâle.
(…)
Elohim dit à Abraham : Saraï, ta femme,
tu ne crieras pas son nom Saraï - ma princesse -
oui, son nom est Sara - princesse.
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Selon la parole du dieu, c'est maintenant à l'homme et la femme de changer de noms. Et entre eux quelque chose change aussi, justement ce qui les unit : Elohim propose de marquer là son alliance. Pas seulement sur le sexe de l'homme mais sur leur trait d'union, puisque la circoncision est donnée entre leurs deux noms. Ce rite change la relation de l'homme et de la femme en diminuant la différence des sexes (cette différence si difficile à symboliser qu'elle ne peut pas l'être en Eden). Le circoncis, l'homme blessé n'est-il pas désormais moins différent de la femme que l'incirconcis ? En même temps, la circoncision ne révèle-t-elle pas davantage la différence des sexes en la symbolisant ? Ainsi la circoncision fait-il d'Abraham et de Sarah des alliés en Elohim.

Abram a changé le nom d'YHWH en Elohim. A son tour, Elohim change les nom d'Abram et Saraï. Non plus "Père élevé" mais Abraham, "père de multitude" ; non plus "ma princesse" mais "Princesse" désenchaînée de l'autre. Le nom de leur relation change aussi. Elle n'est plus domination et possession. Entre Abraham et Sarah, la relation s'appellera désormais : alliance en Elohim. Par leur relation divine, ils seront eux aussi des créateurs de vie divine.

Dans ma profession, toutes proportions gardées évidemment, ce que fait YHWH en acceptant d'être appelé Elohim pour Abram, c'est ce qu'on appelle accepter le transfert. Accepter d'être pris pour celui que l'autre voit en vous. Celui dont il a besoin, ou, au contraire, qu'il redoute ; celui qu'il désire, celui qui l'a abandonné… Accepter la forme de relation à laquelle il est prêt. Pas de croissance possible pour un être en croissance sans être rejoint d'abord là où l'on en est de sa petitesse, de sa misère. Un vrai dieu, c'est celui qui rend vrai l'homme et vraies les relations , alors, il faut bien que ce dieu change de nom avec nous. Qu'il nous fasse passer par exemple du dieu au nom duquel on tue (l'Elohim du sacrifice) à celui au nom duquel on ne tue pas (YHWH du non-sacrifice).


Le créateur abandonne. YHWH devient présent

Je voudrais vous évoquer un autre exemple, celui du psaume 22 :

Eli, Eli, lama azavtani ? Mon Dieu, mon dieu pourquoi m'as-tu abandonné ?

C'est Elohim, le créateur qui est ici convoqué. Le psaume est le cri d'un être en train d'être détruit par d'autres, décréé. Cet homme reproche au créateur de l'avoir abandonné. Suit alors le récit détaillé des persécutions et tortures qu'on lui inflige, de ses souffrances et de l'absence d'Elohim durant tout ce temps… Lorsque toute la souffrance a été dite, que tous les reproches au créateur ont été faits, alors soudain, apparaît le nom d'YHWH. Et le psalmiste sait qu'il est rejoint, qu'il est entendu. Sous ce nom, le dieu lui est maintenant complètement présent. Il l'annonce aux hommes, des hommes qui sont en même temps devenus pour lui des frères. Le changement du nom divin a correspondu au changement psychique, au passage du statut d'objet méprisé et violenté par les hommes, abandonné par son créateur, à celui de sujet souverain soutenu par le sujet pur. Le reproche à Elohim défait le dieu de sa seigneurie, puisqu'elle ne le sauve pas. Et c'est de cette contestation du premier nom de dieu que surgit l'autre nom et la présence aux côtés de l'homme d'YHWH.


L'âme et l'esprit

Le dieu qui nous sauve, ce n'est pas en tant que tel le seigneur, le créateur. C'est celui qui se laisse prendre pour Elohim puis s'en laisse défaire par l'homme jusqu'au jour où en son nom propre, le dieu rejoint alors l'homme pour qu'ils entrent ensemble dans la joie.

Ceci m'évoque justement un jour de joie. Un autre jour de joie qu'aujourd'hui, un jour qui m'a aussi ouvert un texte où je n'avais encore jamais perçu le changement de nom.

Je suis dans la cathédrale d'Autun où plusieurs choeurs sont réunis et nous nous répétons le Magnificat de Bach que nous allons donner en concert le lendemain. A force de répéter ces phrases latines, j'ai fini par les entendre. Chanter est une des plus remarquables façons de lire que je connaisse. D'abord cela ralentit considérablement la lecture, ensuite cela vous ouvre le coeur. Ces paroles célèbres de la jeune Marie lors de sa rencontre avec sa cousine enceinte elle aussi, ce chant de joie par excellence qui renvoie à toute l'expérience d'IsraŰl, commence ainsi :

Mon âme exalte le seigneur
exulte mon esprit en Dieu mon sauveur.

Deux noms de dieu - " seigneur " et " sauveur " - mais aussi, deux instances à l'intérieur de l'être humain : mon âme … mon esprit .

Son âme ( psyché ) exalte le seigneur, dit le français. C'est un verbe qui veut dire rendre grand, mégalunei, en grec, magnificat en latin. Il y a certainement la racine hébraïque GDL, grand, derrière le grec [3]. Son âme célèbre la grandeur du Seigneur. Nous apprenons par cette première phrase que c'est l'âme qui est en relation avec le dieu Seigneur, Elohim.

Marie pourrait s'arrêter là, mais elle ajoute une deuxième phrase (mot à mot) : et se réjouit l'esprit (pneuma) de je en le dieu mon sauveur.

Ce n'est pas son âme qui peut se réjouir ainsi, en son sauveur. C'est son esprit. Et son esprit, lui, ne se trouve pas devant quelqu'un de plus grand. Ça n'a plus cours, au plan de l'esprit, cette comparaison de taille. " Mon esprit ", " le souffle de je " est comme au-delà même du respect, dans une relation de joie en l'esprit qui la sauve.

Ce n'est pas la psychanalyse même la plus matérialiste qui dira le contraire : qu'un humain atteigne en lui ce qu'il appelle "esprit de je", c'est pour lui la naissance et la guérison. Par où passe-t-on pour arriver là ? Ce que ces textes célèbrent dans tous ces changements de nom, me semble-t-il, c'est le chemin que fait un homme pour trouver "devant qui il se tient". Jusqu'à ce que, de nom en nom, le divin et l'humain finissent un jour par se rejoindre dans le seul nom qu'ils puissent enfin échanger dans une visitation mutuelle : "je serai qui je serai, je serai avec toi".

Marie BALMARY
Psychanalyste


NOTES ET RÉFÉRENCES


[1] c'est le chapitre 17

[2] Josué 7,10

[3] comme le dit Soeur Jeanne d'Arc dans les notes de sa traduction de Luc.


Bulletin Interactif du Centre International de Recherches et Études transdisciplinaires n° 14 - Avril 1999

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